Temps de lecture : 3 minutes (592 mots)

Journée de mobilisation à Marseille le 15 décembre

Le 15 décembre, journée de mobilisation ! Rejoignons-nous !
À l'appel du SFA et du SYNAVI
À Marseille Mardi 15 décembre
RDV à 12h devant le Théâtre du Gymnase

4 rue du Théâtre français
pour ensuite accompagner la délégation à la DRAC, rue du Roi René à Aix en Provence. 


Pas de réouverture le 15 décembre, mais finalement peut-être après le 7 janvier ? Cette succession d'annonces incertaines, qui nous place dans l'expectative permanente, est irresponsable ! Elle est en fait un moyen pour le gouvernement de ne pas répondre aux véritables enjeux.

La méthode ne surprend plus vraiment, mais elle est inacceptable : aucune concertation comme le recommande le conseil scientifique lui-même, aucune prise en compte des protocoles sanitaires très stricts mis en place dans les lieux de spectacle et de cinéma !

Depuis le mois de mars, une partie importante de nos secteurs sont totalement à l'arrêt.
Les spectacles « debout» comme les grandes jauges sont interdits. Les grands festivals n'ont pas eu lieu, annulés les uns après les autres. Les salles de théâtre, les scènes publiques, ont souffert d'une activité dégradée par les périodes de confinement, mesures de couvre-feu ou les jauges réduites imposées.
La destruction du volume d'activité et d'emploi pour nos secteurs est donc sans précédent et appelle des réponses d'exception. Les compagnies, les lieux, ainsi que toute la profession : les artistes et technicien-ne-s intermittent-e-s du spectacle, les autrices et les auteurs connaissent un appauvrissement généralisé et les droits sociaux des salarié-e-s sont menacés particulièrement par cette baisse drastique d'activité.

L'Élysée, Bercy comme les ministères de la culture et du travail doivent se montrer à la hauteur des enjeux historiques qui se posent pour nos secteurs. La ministre de la culture a été dépêchée pour compenser l'interdiction de la réouverture des lieux au public en annonçant 35 millions € d'aides, un montant qui ne couvre pas l'ensemble des dégâts. Nous exigeons qu'elles soient fléchées pour soutenir l'emploi direct des artistes et technicien-ne-s et l'activité des autrices et auteurs.

Toutes les structures ne sont pas soutenues de la même manière, ne les laissons pas disparaître ! Le plan de relance est déjà dépassé et n'apporte pas de moyens à la hauteur de la crise.

Pour que nos secteurs puissent résister à cette période critique et que le public nous retrouve :
● Nous exigeons d'être associés à toutes les décisions y compris sanitaires pour permettre la réouverture au plus vite et l'accueil du public, de même que des protocoles sanitaires adaptés à nos métiers qui permettent de travailler sans mettre en danger aucun d'entre nous.
● Nous exigeons un soutien à l'emploi : résidences de création et répétitions doivent être financées, et préparer les spectacles notamment dans les musiques actuelles, les arts de la rue ou le cirque.
● Nous exigeons la garantie de tous les droits sociaux, (assurance chômage, sécurité sociale, protection complémentaire, médecine du travail...) la prolongation de l'année blanche pour l'assurance chômage.
● Un soutien aux enseignements artistiques, alors que les conservatoires voient fuir les élèves.

Nous rappelons que la liberté d'expression artistique fait partie intégrante des droits de l'homme et que la loi française l'a confirmée dans la loi NOTRE (article 103) et la loi LCAP (article 3).

L'Art et la culture sont des activités essentielles et même vitales, qui participent du bien-être psychologique, émotionnel et social. La culture est un droit fondamental inscrit dans la loi !
Des recours en référé-liberté vont être déposés aussitôt que le décret interdisant la réouverture sera pris. Un grand nombre d'organisations s'associe dans ces recours, pour réclamer la réouverture des salles.

By accepting you will be accessing a service provided by a third-party external to https://www.synavi.org/