Mis en ligne le 2 juin 2010
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Journée de débats et de rencontres avec les publics et les acteurs de la culture et de la connaissance en Ile-de-France, pique-nique, à l’initiative du CRACC IDF.
Crise de la culture ?
Les réformes néolibérales qui ont trouvé un accélérateur avec les plans de rigueur annoncés sont en passe de saper définitivement les fondations des droits sociaux.
Partout où prévaut la solidarité, le gouvernement instaure une prétendue modernisation, avec comme valeur exclusive de gouvernance la rationalisation économique, la concurrence comme moteur économique et social, l’inégalité comme norme. Tous les secteurs sont touchés les uns après les autres, l’université et la recherche, l’hôpital, l’école et la culture, sont soumis à un même modèle de restructuration. Là où il y avait une multiplicité de structures de natures et de tailles diverses, cette pseudo rationalisation économique impose la création de « pôles d’excellence » et de compétitivité conduisant à la réduction des structures considérées non performantes, à la fermeture des théâtres et des unités de soin qui ne sont pas assez rentables.
La question des valeurs passe à la trappe, au crible épurateur d’une pauvre et triomphante raison comptable. C’est bien la culture au sens large, les valeurs instituées par le Conseil National de la Résistance qui sont explicitement visées.
Depuis une dizaine d’années avec la réforme de l’intermittence en 2003, la RGPP [1] à partir de 2008 et maintenant la réforme des collectivités territoriales [2], tous les secteurs de la culture sont entraînés dans une spirale destructrice.
Pour préparer ou achever les prétendues réformes, il est de coutume pour les gouvernements successifs d’organiser des consultations comme les Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, les Entretiens de Valois, et maintenant les conférences territoriales du spectacle vivant, pour ne retenir au final aucune des propositions des premiers concernés.
Nous ne sommes pas dupes, et nous n’attendons pas le résultat de ces fausses consultations pour nous organiser et construire des alternatives. Suite aux récentes mobilisations pour la défense de l’art de la culture et de la connaissance, dans un souci de ralliement avec tous les secteurs touchés par la même logique comptable, nous proposons avec cette première journée d’initier un véritable mouvement démocratique de résistance et d’actions pour la défense du bien public.
10 H : Débat introductif
Qu’est ce qui se passe ? Inventons ensemble d’autres possibles !
Face à une même logique de gouvernance managériale et comptable dans les services publics de la culture, la connaissance, la santé…
Quelle est la mécanique des réformes en cours ? Comment agissent-elles dans les différents domaines ?
Intervenants (en cours) du secteur culturel, de l’enseignement, de la recherche et de la santé…
12h30 : Pause déjeuner, apportez votre Pique-Nique !!!
14h00 : Ateliers et propositions d’actions
Atelier 1 : Ce qui nous rassemble : culture, enseignement, recherche, santé, éducation… Face à des attaques de même nature, quelles sont les réponses communes ?
Atelier 2 : Quelles réformes pour la culture ?
Questions :
Réforme des collectivités : Explications technique, juridique et économique. Quelle analyse politique ?
Pour une autre concertation : vers la co-élaboration : agenda 21 de la culture.
Faut-il légiférer ? Une loi cadre pour la culture, c’est quoi ?
17h00 : Assemblée générale plénière, rendu des propositions d’actions
18h30 : Apéro
[1] RGPP (Révision générale des politiques publiques) : Démantèlement progressif du ministère de la culture, rentabilisation des institutions culturelles, privatisation,rationalisation économique et évaluation strictement comptable des activités.
[2] La « réforme » des collectivités territoriales : Les collectivités territoriales financent aujourd’hui à 70% le secteur culturel. Avec la restriction des budgets ce sont des centaines de théâtres, de festivals, de productions de film qui vont être mis à bas
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